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On nous laisse dehors sous la pluie ! On en a marre !

On me demande souvent, si ma première lettre dans laquelle j’ai lancé un appel à l’aide à l’adresse du gouvernement avait changé quelque chose.

 

La réponse est clairement que NON! 

Je suis consternée de voir la politique de communication du Gouvernement qui fait croire au public que les indépendants croulent littéralement sur la multitude d’aides qu’on leurs accorde.

La réalité est plutôt que beaucoup d’indépendants n’ont à ce jour pas vraiment pu profiter des aides dont le gouvernement fait la publicité dans les médias et sur les réseaux sociaux.

 

Permettez-moi de partager quelques impressions personnelles de mon vécu depuis mars 2020.

Face à la pandémie, l’artisanat, le commerce et l’horeca se sont montrés plus que responsables.

Dans l’intérêt de la santé publique, on a fermé nos entreprises pour un premier confinement en mars 2020.

Main dans la main, comme on a l’habitude de le faire, on avait bon espoir de surmonter cette épreuve en pouvant compter sur l’aide du gouvernement et la solidarité nationale.

On a baissé les rideaux de nos magasins et salons pour quitter ce qui a pris des années à construire. Face à cette incertitude, notre monde s’est arrêté à tourner, pour un certain temps du moins.  

 

Derrière chaque entreprise, il y a un être humain.

Un homme, une femme qui a pendant des années vécu pour son entreprise.

Cette aventure est son rêve, son histoire, sa fierté. C’était très dur pour nous d’être arrêté net par ce virus et les décisions du gouvernement dans ce contexte.

Bien sûr on était tous solidaires. Fermer l’économie est un mal nécessaire. Il faut faire ce qu’il faut faire. 

 

Main dans la main.

Un peu plus tard on n’était pas mal surpris de découvrir que la solidarité était à sens unique.

On a arrêté notre métier, notre job, notre gagne-pain dans l’intérêt public et inversement personne ne se sentait responsable pour s’occuper de notre survie financière ? 

Le ministre du Travail nous a bien expliqué qu’on n’avait pas à s’attendre à grand-chose de la part du gouvernement, même si on se trouvait dans cette situation désespérée.  

Et oui, les indépendants n’ont pas droit au chômage partiel ou un autre salaire de remplacement, malgré le fait qu’on nous interdit d’exercer notre gagne-pain.

 

En nous qui croyions que chacun qui ne pouvait travailler ou était interdit de travailler avait droit à un salaire de remplacement ?

Pas nous ?

Comment ça, pas nous ?

On est aussi des êtres humains !

Ceux qui ont les larges épaules.

On a effectivement de larges épaules pour garder à flot nos entreprises et pour protéger nos salariés et leurs emplois.

 

Qu’avons-nous fait d‘autre ?

Pendant la nuit on regarde le plafond en nous demandant comment on peut gérer cette situation.

On a investi dans des mesures de protection pour la sécurité de nos clients et de nos salariés.

On jongle avec les arrêts maladie, les quarantaines et notre planning.

Les premiers à arriver, les derniers à partir.

 

Au garde-à-vous à l’attente des dernières injonctions gouvernementales.

Lockdown ! Ouvrez, fermez, ouvrez….

Décommander des rendez-vous, encadrer les clients à distance, expliquer le chômage partiel aux employés, faire de la pub qu’on est ouvert, faire la pub qu’on est là en ligne, s’informer sur les nouvelles législations, faire la paperasse, compléter des formulaires de demandes seulement pour découvrir qu’on n’est pas éligible.

On ne parle même pas des angoisses et la frustration qui nous rangent.

Nous aussi on est des êtres humains et on a nos limites !

On n’est pas habitué à ne pas avoir les règnes en main.

Tout ça nous tue !

Nous aussi on a des familles qui veulent être protégées !

On est fatigué ! On est au bout du rouleau !

Même les épaules les plus larges commencent à crouler !

 

Avec tout ça on nous demande à être les seuls dans le pays à se retrouver sans salaire de remplacement.

On a travaillé dur en tant que chef d’entreprise et avant en tant qu’employé.

On paie nos cotisations sociales, et en tant qu’indépendant on les paie 2 fois.

 

J’ai du mal à accepter, qu’on nous dise maintenant qu’on doit se débrouiller tout seul.

J’ai du mal à accepter qu’on nous laisse sous la pluie après 10 mois de crise.

Je n’accepterais plus qu’on nous enlève notre gagne-pain sans nous accorder en même temps un salaire de remplacement.

Chacun dans ce pays a droit à un salaire de subsistance quand il ne peut pas travailler et je me répète :

 

Les indépendants aussi sont des êtres humains.

Je n’accepte pas que les quelques aides qu’on reçoit soient encore conditionnées alors qu’on nous interdit de travailler. Ce critère devrait suffire.

Je n’accepte pas qu’on ne soit pas éligibles pour recevoir des aides quand on a le courage d’embaucher du personnel et qu’on augmente ainsi le chiffre d’affaires sans considérer qu’on augmente aussi des frais.

Je n’accepte pas que l’esprit d’entreprise et le travail soient pénalisés.

 

On nous a dit « trau dech »

On nous a dit « lance-toi »

On nous a dit prends ton destin en main. 

On ne nous a pas dit, on va te fermer ton entreprise et tu n’auras pas de salaire.

On ne nous a pas dit que ça va te coûter ta carrière.

 

#Solidaritéit #HandanHand #RegierungleisteisamReenstoen

#etgeeteiseloduer! #breedschellerensinnmidd

 

Alexa Ballmann

Präsidentin Jonk Handwierk

Präsidentin Beauty Hair & Tattoo Guild

 


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